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C’est avec beaucoup de fierté que la Ferme Cadet Roussel a accepté l’invitation de faire partie du Réseau des Salons de Musique du Québec (RSMQ) dans le cadre de sa tournée annuelle, qui réunit une sélection de salons de musique soigneusement choisis à travers la province.

Le 31 juillet prochain, nous aurons le plaisir d’accueillir l’une des étapes de cette tournée exceptionnelle dans notre Grande Salle Agri-Culturelle, un lieu où la culture, la nature et la rencontre se marient harmonieusement.

Véritable pilier de la diffusion musicale intimiste au Québec, le Réseau des Salons de Musique du Québec crée des liens uniques entre artistes, lieux de diffusion et communautés, permettant à la musique de rayonner aux quatre coins du territoire.

Nous aurons le grand bonheur de recevoir Sophie Lukacs, virtuose de la kora, cet instrument majestueux d’Afrique de l’Ouest aux sonorités envoûtantes. À travers sa musique sensible et lumineuse, Sophie tisse des ponts entre les traditions mandingues et les influences contemporaines, offrant au public une expérience musicale riche en émotion, en douceur et en découverte.

Pour cette soirée exceptionnelle, elle sera accompagnée de Noël Mpiaza aux percussions et à la voix, ainsi que de Laszlo Koos à la basse. Ensemble, ils créeront un univers musical vibrant et captivant, où les rythmes, les mélodies et les harmonies se rencontrent pour transporter le public dans un voyage empreint de chaleur et d’humanité.

Une soirée unique à ne pas manquer pour les amoureux de la musique du monde, de la beauté et des rencontres inspirantes.

 

Trio Sophie Lukacs

Sophie Lukacs, kora et voix, Noel Mpiaza, percussions et voix et Laszlo Koos, basse.

Rares sont les artistes qui mêlent tradition et innovation comme Sophie Lukacs, alliant la kora à un cœur d’auteure- compositrice- interprète et à une voix maîtrisant quatre langues.

Née à Budapest et installée à Montréal, Sophie a commencé son

parcours musical par le violon classique et les chants folkloriques hongrois, appris auprès de sa grand-mère Eva Fahidi, une survivante de l’Holocauste dont la résilience et le talent artistique ont profondément marqué sa compréhension du pouvoir guérisseur de la musique. Mais c’est une rencontre fortuite au Burkina Faso, durant ses études universitaires, qui a tout changé : sa première initiation à la kora, la harpe d’Afrique de l’Ouest. L’appel de cette harpe à 21 cordes était si fort qu’elle ne pouvait s’en détacher. Captivée, mais aussi profondément appréhensive, elle ressentait

une grande crainte : la kora est un instrument traditionnellement transmis de génération en génération au sein des familles de djeli (griots), une tradition vénérée qu’elle n’osait aborder, en tant que femme et étrangère. Pendant des années, elle s’est consacrée à l’écoute, s’imprégnant du riche répertoire de la kora. Puis, comme un signe du destin, sur le quai du métro new- yorkais – à la station Columbus Circle – elle a entendu le son si particulier d’une kora résonner dans la station. En suivant la musique, elle a rencontré le maître Malang Jobarteh. C’était le signe qu’elle attendait.

S’ensuivit un pèlerinage de sept ans au Mali, où Sophie s’immergea totalement dans la tradition de la kora. Dans une culture musicale où la kora est généralement jouée par des hommes de la caste des djeli (griots), elle gagna sa place parmi les autres joueurs de kora grâce à des années de dévouement et de pratique.

En étudiant auprès de légendes de la kora comme Toumani Diabaté et en collaborant avec le célèbre Habib Koité, Sophie a acquis une maîtrise technique remarquable de l’instrument et s’est intégrée à une communauté de musiciens maliens qui continuent de la guider aujourd’hui. Ce n’est qu’après des années d’études assidues que Sophie a osé composer ses propres morceaux, fusion de ses racines hongroises, de sa formation classique occidentale et de la tradition mandingue. Son premier album,

« Bamako »

(2023), retrace ce parcours musical et a remporté le prix de l’Album de l’année dans la catégorie Musiques traditionnelles du monde aux Canadian Folk Music Awards. Le magazine SONGLINES l’a salué comme un « premier album splendide » au jeu « riche et lyrique ».

Sur scène, Sophie entrelace quatre langues – l’anglais, le français, le hongrois et le bambara – accompagnée par le violoncelle et les percussions, créant ainsi une œuvre inédite tout en rendant hommage aux traditions ancestrales. Son histoire prouve que la musique n’a véritablement aucune frontière, seulement des ponts à construire.

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