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Le bleuet

Vaccinium myrtilloides

Le bleuet est un petit fruit qui vit dans la taïga et les tourbières, formant la majorité de la végétation de ces lieux peu attrayants pour les autres plantes. Le bleuet fait partie de la grande famille des airelles, qui comprend également les myrtilles sauvages et les canneberges.

Il existe une trentaine d'espèces de bleuet. La plupart poussent sur des arbrisseaux de moins de 30 centimètres, mais certaines espèces atteignent jusqu'à 5 mètres de haut.

Ses fleurs sont en forme de clochette et donnent de petits fruits bleutés, parfois noirâtres, qui sont presque toujours récoltés à la main. Des agronomes tentent de produire des variétés de fruits plus grosses, mais elles sont moins savoureuses.

Au Québec, le bleuet est étroitement associé à la région du Lac Saint-Jean où il abonde. Les bleuets, tout comme les canneberges, ont une forte teneur en antioxydants.

En France, le mot bleuet désigne une autre plante, la centaurée bleue, ce qui peut entraîner des confusions dans la mesure où les deux plantes ont une action médicinale. Il est donc important d'identifier la plante par son nom latin: Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides.

Le bleuet est riche en tanin et vit en symbiose avec des champignons.

S'il y a une baie que les Amérindiens ont consommé en grande quantité et ont préparé d'innombrables façons, c'est bien le bleuet. On le faisait cuire avec du maïs durant l'hiver ou on le faisait bouillir avec de la graisse d'orignal. Les Algonquins en faisaient de la pâte de fruits ou le mangeaient avec du pemmican. Les Micmacs en extrayaient le jus.

Les Esquimaux les mélangeaient avec des framboises et en faisaient une sorte de crème glacée, appelée « glace des Esquimaux ». Aujourd'hui, les Inuits les mangent avec des oeufs de poisson, de la graisse de phoque et du sucre, ou encore ils les mélangent avec de l'oseille et du blanc de baleine.

La feuille, tout comme la baie d'ailleurs, est un des plus puissants anticolibacillaires connus, elle est tout aussi apte que la canneberge à soigner la cystite provoquée par la présence accidentelle de l'E.coli dans l'appareil urinaire, particulièrement dans les premiers stades de l'infection, ainsi qu'en prévention chez les personnes souffrant de cystite récurrente.

Elle serait également utile aux femmes souffrant de crampes menstruelles, son pigment ayant un effet relaxant sur les muscles lisses.

Le bleuet pourrait en outre prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe des millions de Canadiens âgés de plus de 50 ans, et qui peut conduire à la cécité. D'ailleurs, on lui attribue depuis longtemps le pouvoir d'améliorer l'acuité visuelle, particulièrement la vision crépusculaire et nocturne.

La feuille de bleuet est également réputée avoir une certaine activité antidiabétique quoique cette dernière soit relativement faible et ne permette pas de se passer d'insuline ou des autres médicaments prescrits à cet effet. Elle permet toutefois d'atténuer les troubles qui accompagnent cette maladie, notamment la rétinite et les angiopathies. Elle augmente en outre la résistance des capillaires sanguins.

Au Canada, on cultive des bleuets dans cinq régions, la Nouvelle-Écosse étant le plus grand producteur, devant le Québec.

Source : Le texte provient du site de GrandQuébec.com

Références :









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